La blockchain est-elle un désastre écologique?

La blockchain a émergé en 2008 avec l’avènement des cryptomonnaies, dont la plus célèbre, de Bitcoin. Aujourd’hui cette technologie révolutionnaire dépasse largement le domaine de la finance. Les applications de la blockchain arrivent dans notre quotidien via les NFT qui touchent notamment le sport, l’art. La blockchain est perçue comme très énergivore et souvent dépeinte comme un désastre écologique. Cet article veut comprendre un fonctionnement, calmer les peurs et prendre en compte les évolutions technologiques. Pour cela, la French Tech Pays Basque est allée interroger Franck Dupont, cofondateur d’OpenGem et coorganisateur de NFT Biarritz, l’évènement crypto de l’été.
De quoi parle-t-on ?
Avant d’accuser la blockchain ou les cryptomonnaies d’être trop énergivores et de détruire la planète, commençons par comprendre le fonctionnement de ce système complet. Un fonctionnement bien éloigné des modèles bancaires traditionnels et du système de transaction qui nous est familier. Comme toute nouvelle technologie, la blockchain a inventé son langage, ce qui peut freiner notre compréhension. Pourtant, la terminologie est plutôt imagée et explicite. La chaîne de bloc ou blockchain est une base de données décentralisée, sécurisée et transparente qui enregistre et stocke de manière immuable toutes les transactions et les données. Plutôt que de reposer sur un seul serveur ou une autorité centrale, la blockchain est distribuée sur un réseau mondial de milliers d’ordinateurs appelés « nœuds ». Chaque nœud contient une copie de l’ensemble de la chaîne de blocs, ce qui garantit une grande résilience et une sécurité accrue. Les nœuds jouent un rôle clé en garantissant l’intégrité et la sécurité de la blockchain en travaillant ensemble pour valider les données et atteindre un consensus. En effet, chaque bloc est validé à la chaîne par des mineurs. Chacun d’entre nous peut être un mineur à partir du moment qu’il a mis à disposition son ordinateur pour maintenir la blockchain. Si 51 % des nœuds valident le bloc, la chaîne peut avancer. Donc, plus il y a de monde et donc d’ordinateurs, plus la blockchain est solide et sûre.
Blockchain par preuve de travail ou par preuve d’enjeu
Au lieu de cauchemarder sur les immenses fermes de mineurs, minant nuit et jour en consommant une quantité indécente d’énergie, allons plus loin. Penchons-nous sur les 2 grandes familles de blockchain par la preuve de travail ou par la preuve d’enjeu.
Preuve de travail : l’exemple Bitcoin
Bitcoin, la cryptomonnaie la plus célèbre, adopte un système par preuve de travail qui s’appuie sur la puissance de calcul. Pour que tous les nœuds de la blockchain fonctionnent et que les mineurs restent motivés, il faut les récompenser. Un mineur ne donne pas de son énergie pour rien, il faut lui donner envie de miner. Le principe est basique, plus il obtient de récompense en bitcoin. Évidemment, ce principe incite à avoir de grosses machines, appelées des fermes pour pouvoir augmenter ta chance d’être récompensé. Cette puissance ne sert pas à grand-chose et ce fonctionnement constitue un et nous y reviendrons plus loin dans l’article.
