En 2001, l’Union européenne propose, pour mettre en place la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), “… l’intégration volontaire des préoccupations sociales, écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes, etc.”

L’intention louable reste d’une vive actualité. Surtout, le principe est posé. Mais comment s’y prendre ? Par où commencer et avec quel référentiel pour mon entreprise, mon secteur d’activité, mes moyens ? L’élaboration d’une démarche RSE nécessite une ligne de conduite, une méthodologie adaptée, des outils qualifiés. Des éléments indispensables pour ne pas se décourager, ni s’essouffler pour atteindre l’impact positif.

 

Les références écoresponsables pour votre démarche RSE

La mise en place de démarches et pratiques écoresponsables s’impose, aujourd’hui, comme une évidence. Notamment, il est désormais validé que les entreprises ont un rôle de premier plan à jouer pour réduire l’empreinte carbone, limiter le réchauffement climatique et agir pour mieux vivre sur terre.

Les enjeux impressionnent et les champs d’actions infinis. 

Impossible de s’engager en même temps sur toutes les problématiques ni de mener de front tous les combats. En fonction des pays, des secteurs d’activités, de l’engagement des partenaires et des clients, il convient de prioriser ses actions.

Pour guider les États, les collectivités, les citoyens et bien sûr les entreprises, des organismes internationaux ont tracé des lignes directrices, des références. Ces cadres, tous basés sur le volontariat, n’expriment aucune exigence, mais un but commun, agir pour un impact positif.

 

Les 10 principes du Global Compact

En juillet 2000, le Global Compact des Nations Unis propose 10 principes d’engagement universels, relatifs au respect des droits humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. 

17 Objectifs du Développement Durable

Les 17 ODD et leurs 169 cibles associées ont été ratifiés par les 193 États de l’ONU. Pour une entrée en vigueur en janvier 2016, ces objectifs doivent être réalisés en 2030. 

2030, c’est demain, pour cela il est important que toutes les opérations et les stratégies soient évaluées en corrélation avec les 17 ODD

La Norme ISO 26 000

Certainement la plus connue, la norme ISO 26 000 est une norme internationale établie, en 2010, par 99 pays. Elle cadre la démarche RSE. Cet outil d’aide au diagnostic et à la mise en place de démarches RSE. La norme ISO 26 000 s’articule autour de 7 grandes thématiques de développement durable.

Ces normes sont fondamentales, certes, mais ce sont des références, des lignes directrices. Elle représente l’engagement volontaire pour un développement durable.

Toutefois, pour :

  •  valider des méthodologies, 
  • définir des actions,
  • mener des opérations, 
  • mesurer des démarches, 
  • répondre à un souci de clarté et de transparence,

des organismes publics ou privés mettent en place des certifications ou des labels.

 

La multiplication des labels et des certifications écoresponsables

Entre labels et certifications la différence peut être étroite aussi les termes sont souvent confondus et utilisés à tort comme des synonymes. 

Cependant, il existe une différence majeure : une certification doit être cadrée par une loi et, à ce titre, possède une valeur juridique.

Qu’est-ce qu’un label ? 

Un label :

  • répond à des cahiers des charges précis et transparents.
  • est attribué par un organisme public ou privé reconnu.
  • est précédé d’un audit.
  • fait l’objet d’un suivi et de contrôles.

Un label justifie de la qualité d’un produit. Parfois, il s’applique exclusivement sur une partie de ses caractéristiques ainsi, il ne certifie en rien de l’attachement de l’entreprise à tous les principes RSE. Effectivement, une distinction doit être faite entre une démarche de labellisation générique et une labellisation sectorielle.

Quelques labels génériques RSE de référence 

B Corp : un label international privé, fondé en 2006 aux États-Unis. B Corp regroupe des entreprises de toutes tailles à un engagement sociétal fort. 

Label RSE engagé : il s’agit du label de référence de la certification AFNOR. Il évalue les démarches RSE sur la base de l’ISO 26 000. Ce label international est destiné à tout type d’organisation et de secteurs d’activité. Il est directement relié aux 17 ODD.

Lucie : ce label Français, développé par l’agence Lucie, s’appuie sur la norme ISO 26000 et s’adresse principalement aux PME. Il s’agit d’un véritable laboratoire d’initiatives engagées pour vous stimuler, vous engager vers une démarche RSE.

Envol ou ENgagement VOLontaire de l’entreprise pour l’environnement. Envol est un label développé par Lucie et l’ADEME pour les entreprises de moins de 50 salariés.

Toumai : développé également par l’agence Lucie, ce label générique propose une labellisation simplifiée, plus accessible.

Positive work place : label RSE européen créé en France, en 2019. Il permet à toutes les entreprises d’impliquer leurs parties prenantes dans leurs stratégies de développement durable.

 

Des labels à thématiques spécifiques ou labels métiers

Ensuite, il existe une kyrielle de labels avec des enjeux RSE en fonction des pays, des secteurs d’activité, des métiers. Ils correspondent à une étiquette, une marque spéciale. Ils certifient l’origine, la qualité, la conformité avec une norme, etc. Ils sont en général attribués par un syndicat professionnel reconnu par une autorité publique. 

Ces labels permettent une lecture plus simple et plus rapide d’une réglementation, en particulier pour le consommateur. Cependant, cette multiplicité crée aussi de la confusion. Parfois même, certains labels n’acceptent que certains critères pour donner une attribution. Comment faire la différence ?

Par exemple, pour choisir un textile d’origine bio, une matière naturelle, comment s’y retrouver sans être un expert ?

Oekotex 100, Oekotex green, Gots, ecocert textile, bioRe, Nature textil, organic exchange, etc.

Un label pour quoi faire ?

Nous rappelons que les normes écoresponsables de référence s’appuient toutes sur la base du volontariat. De même, une démarche RSE peut tout à fait être enclenchée et vertueuse sans pour autant avoir comme objectif ; l’obtention d’un label. 

Pourquoi rechercher un label environnemental ? En s’engageant dans une démarche de labellisation, l’entreprise recherche principalement une garantie. La preuve de la mise en place durable et réfléchie d’une stratégie respectueuse de l’humain, de l’environnement, et de la société.

Les motivations d’une entreprise ou des dirigeants pour se lancer sont diverses : 

  • par conviction,
  • pour améliorer l’image de l’entreprise,
  • pour fidéliser les clients,
  • pour engager et attirer des nouveaux salariés,
  • pour développer son attractivité,
  • pour augmenter les prix.

Cette motivation, le Why, constitue, généralement, l’élément déclencheur pour lancer une démarche RSE.

Et vous ? Quelle est votre motivation ? Quel est l’élément qui va vous permettre de passer à l’action ? Envie de passer à l’action, d’échanger avec des entreprises à un stade de maturité plus avancé ou envie de partager votre expérience. Racontez-nous !

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